Enseignement, éducation, un défi plus que majeur à la Ville de Bruxelles !

Avec une petite centaine d'implantation d'écoles francophones et néerlandophones, allant de l'enseignement maternel à l'enseignement supérieur en passant par l'enseignement artistique, spécialisé et en alternance avec 17 bibliothèques et avec 4.500 agents, indéniablement, le département de l’Instruction publique de la Ville de Bruxelles joue un rôle important sur notre territoire communal mais aussi au sein de notre Région. Important car en formant plus de 32.000 élèves chaque année, il influence considérablement l’avenir de ces jeunes, et donc notre avenir à tous. Cet avenir, nous socialistes, nous le voulons solidaire, tolérant, ouvert, juste et libre et nous défendons notre enseignement communal officiel car il est porteur de ces valeurs fondatrices et permet aussi aux plus fragilisés d’entre nous de pouvoir envisager un avenir meilleur. Volontaire et consciente de l’importance de ces enjeux, Faouzia HARICHE, Echevine de l’Instruction publique depuis 2002, mène de nombreuses actions pour tendre vers cet objectif : offrir un enseignement de qualité accessible à tous.

 
 
A l’occasion de la rentrée scolaire, le coin rouge a voulu en savoir plus sur les actions menées dans les écoles de la Ville de Bruxelles par notre échevine socialiste.
 

Faouzia, depuis près de deux ans, ton équipe te suit pour un second mandat dans la même fonction. Quels sont vos principaux défis et
objectifs?


L'enseignement de la Ville de Bruxelles est un enseignement complet qui offre la possibilité, à chaque enfant, de poursuivre tout son cursus scolaire au sein de notre Pouvoir Organisateur. Cet enseignement vise la qualité et l'excellence POUR TOUS, et ce, sans aucune concession. Cependant, force est de constater que des inégalités existent dans la société et qu’elles se reproduisent malheureusement au sein du système scolaire, voire s’amplifient. C’est pourquoi nous devons mettre en place absolument des mécanismes qui contrent ces inégalités, régulent et permettent à chacun, quel que soit son origine sociale, économique, ethnique,… d’avoir accès à un enseignement de qualité qui le fasse évoluer positivement, s’épanouir et s’émanciper. Cela est indispensable et doit mobiliser tous nos efforts. Nos principaux objectifs pour cette législature sont la lutte contre l’échec et le décrochage scolaire, la mixité sociale au sein de nos établissements et donc aussi la lutte contre la dualisation de l’enseignement, l’éducation à la citoyenneté et au respect de la différence et de la diversité et, bien entendu, la poursuite de notre politique d’éducation à la santé.

Concrètement ?

Les mesures que nous prenons et les dispositifs que nous mettons en place concernent divers aspects de la vie scolaire et de la vie de nos élèves. Ainsi, en ce qui concerne la mixité sociale comme pour tous les autres domaines, il n’existe évidemment pas de solution miracle unique.

Nous avons donc élaboré des stratégies diverses et complémentaires telles que les procédures d’inscription pour donner à chacun la possibilité d’inscrire son enfant dans l’école de son choix sans discrimination, le plafonnement des frais scolaires pour que l’aspect financier ne soit pas un critère de choix d’une école ou un frein à l’inscription, la valorisation de l’enseignement technique et professionnel (création de 2 centres de technologie avancée), l’accessibilité aux activités parascolaires,… Pour réduire les inégalités entre nos élèves, nous veillons également à développer notre réseau de bibliothèques et ses activités comme l’accès aux médias et à Internet, des opérations telles que “Lire dans les parcs”, “Lire à la plage”, la semaine Paul Hurtmans, “J’adore lire”, etc. Toutes ces actions permettent aux enfants et aux jeunes moins favorisés d’avoir accès entre autres à la culture et aux nouvelles technologies, outils indispensables à l’heure actuelle.

En matière de lutte contre le décrochage scolaire, nous comptons renforcer et/ou améliorer les différents dispositifs tels que la médiation, le tutorat, la remédiation, les ateliers d’aide à la réussite, mais aussi les collaborations entre établissements, entre niveaux d’enseignement, entre types d’enseignement ainsi que les partenariats avec des associations telles que la Ligue de l’Enseignement et de l'Education Permanente, les Jeunesses Scientifiques, le Théâtre “La montagne magique”,…
Nous travaillons également à la constitution d’un outil et d’une méthode pédagogique pour améliorer et augmenter le vocabulaire de nos enfants ainsi qu’à une évaluation de notre politique d’orientation scolaire en vue de l’améliorer. Au vu des problématiques rencontrées par notre jeunesse, il nous semblait également important de poursuivre et d’intensifier toute une série d’actions de prévention abordant des thématiques telles que le SIDA, les assuétudes, le suicide, la violence,...

Mais de nombreux autres sujets nous préoccupent au quotidien (éducation aux médias, éducation à la santé,…) et il est difficile pour moi de synthétiser ici en quelques lignes le travail colossal et quotidien de plus de 4.000 personnes. Car toutes ces actions se réalisent grâce à des équipes motivées et soucieuses du bien-être de nos enfants. C'est pourquoi nous mettons tout en oeuvre pour traduire ces priorités tout en donnant à nos équipes un cadre et des conditions de travail les meilleurs possibles.
 
 

Faouzia, tu as été la première à interdire la vente de sodas dans les
établissements scolaires. Pourquoi avoir pris cette mesure et quelles sont
les autres actions entreprises dans le domaine de la promotion de la santé à l'école ?

Consciente du phénomène de “malbouffe” et de ses conséquences et convaincue que l’école a un rôle fondamental à jouer dans l’éducation à la santé et dans la relation qui s’établit entre l’enfant et l’alimentation, nous avons développé une réelle politique de prévention en matière de santé à travers une série de projets qui abordent la santé dans une approche globale : la pratique du sport, l’alimentation saine, l’hygiène, la prévention du suicide, les assuétudes, … C’est dans le cadre de cette politique globale de prévention et d’éducation à la santé que j’ai pris la décision, en 2004, de retirer les distributeurs de boissons sucrées et de friandises dans les écoles fondamentales de la Ville de Bruxelles et d’installer à la place des fontaines d’eau et une offre de produits alternatifs plus équilibrés (pommes, biscuits multicéréales, …). Les effets d’une telle décision sont multiples : développer le goût de l’eau chez les enfants, produire moins de déchets, permettre de se désaltérer gratuitement de manière saine,… Ainsi, nous avons d'abord travaillé sur la promotion d'une alimentation saine à l’école, en poursuivant les travaux du Comité diététique, en renforçant la politique nutritionnelle au sein des écoles (petits déjeuners malins, semaine de la nutrition, activités autour de la pyramide alimentaire, etc.), et en développant des actions et des campagnes de promotion pour une pratique alimentaire saine auprès des parents. Ensuite, nous avons renforcé l’éducation physique à l’école notamment en poursuivant les projets sportifs inter-écoles, en généralisant les cours de natation dès la 3ème maternelle et en soutenant les projets de l’Association sportive des Ecoles de la Ville de Bruxelles. Enfin, nous avons mené des actions de sensibilisation diverses et nous essayons aussi de proposer des réponses concrètes aux problèmes de dos (poids du cartable, maintien, mobilier, etc.). Pour 2008-2009, nous souhaitons notamment mettre l’accent sur l’importance du sommeil pour nos élèves. Nous voulons attirer l'attention des élèves, parents et professeurs sur la nécessité de bien dormir. Etre en bonne santé favorise aussi la réussite scolaire

 
Interview réalisée par Julie Fiszman et Faten Alamat


- Brochure 2008-2009 de l'Instruction publique de la Ville de Bruxelles (pdf)
 

- Site de l'Instruction publique de la Ville de Bruxelles

 

 
 
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