- Le sujet:
 
 

Pourquoi la Ville de Bruxelles a-t-elle décidé de ne pas adosser d’écoles primaires aux établissements d’enseignement secondaire?

La Ville de Bruxelles est un Pouvoir Organisateur atypique en Communauté française. En effet, nous comptons 29 établissements d’enseignement primaire pour seulement 11 établissements d’enseignement secondaire général dont 7 adossables.

Vu les critères d’adossement, nous n’avions dès lors la possibilité de n’adosser que 7 écoles primaires sur les 29. En effet, la conclusion d’une seconde convention d’adossement n’est autorisée que pour autant que les élèves des deux écoles adossées n’occupent pas plus de 50% des places disponibles. Dans notre cas, la première école adossée aurait déjà réservé plus de 50 % de ces places.

En cas d’adossement donc, seuls 35% de nos élèves de sixième année primaire auraient bénéficié de cette mesure, discriminant ainsi les 65 autres %. Or, les parents des écoles non «adossables», de notre même Pouvoir Organisateur, souhaitent, autant que les autres, voir leurs enfants poursuivre leur scolarité dans nos athénées et nos lycées afin de leur offrir, comme les autres, le meilleur avenir.

Au vu de la situation, nous ne pouvions accepter l’adossement car il revient à accepter un système où certains sont discriminés et laissés pour compte. A la Ville de Bruxelles, nous ne voulons pas de ce dualisme et luttons quotidiennement pour défendre, au sein de notre enseignement, les valeurs et principes de tolérance, d’ouverture, d’égalité et d’équité. Les parents, en choisissant un de nos établissements pour leur enfant, ont d’ailleurs adhéré à ces valeurs et accepté ce projet d’enseignement.

Pour rappel, toutes les écoles primaires de la Ville de Bruxelles ont un projet pédagogique commun, tous nos élèves sont ainsi formés dans le même esprit et au mieux pour leur avenir. La continuité pédagogique revendiquée concerne donc tous nos établissements d’enseignement primaire. Preuve en est le nombre important de projets développés entre nos écoles secondaires et différentes écoles primaires, autres que l’école du même nom.

Ainsi, en n’adossant aucune école primaire, nous restaurons une situation existante en restant fidèle à l’esprit du Décret de la Communauté Française qui favorise la mixité, l’équité et la solidarité. Nous respectons également notre propre projet auquel les parents ont adhéré.

Enfin, nous tenons à rassurer tous les parents quant à notre capacité à accueillir nos élèves de 6ème primaire et bien plus. En effet, encore aujourd’hui, il reste des places en première année secondaire dans la grande majorité de nos établissements (Catteau, Max, Bockstael, Lepage, Dachsbeck, …).

Nous espérons vous avoir convaincu de l’équité de cette mesure et vous avoir rassuré sur l’avenir de nos enfants.



 
 


- Les écoles de la Villes de Bruxelles:
 
 

 
   
 
- La thématique:
 
  - Pourquoi la mixité sociale dans les écoles
   
- Tout savoir sur le décret "mixité"
 
- Carte Blanche : Décret mixité. Calmons le jeu ! (Soir 29/10/2008)
 
- Pourquoi le non-adossement des écoles de la Ville de Bruxelles
 
  - Enseignement, éducation, un défi plus que majeur à la Ville de Bruxelles ! (interview de Faouzia Hariche (09/2008)
   
  - Comment inscrire votre enfant en 1e secondaire dans une école de la Ville de Bruxelles?
   
  - Comment inscrire votre enfant en 1e secondaire en Communauté française
 
- La pétition:
 

 

Pour le décret mixité qui vise à atteindre une meilleure hétérogénéité sociale dans les écoles et pour le soutien de la décision de non-adossement des écoles de la Ville de Bruxelles laquelle casse le cycle favorisant l’inscription des privilégiés.

Les portes de toutes les écoles secondaires ne sont pas ouvertes à tous.

Il n’y a donc aucune raison de maintenir les privilèges à l’inscription de certains qui en confondant droit à la Citoyenneté et lobbying politique refusent définitivement et / ou temporairement la mixité sociale à l’école.
Crier au continuum pédagogique pour défendre un continuum de privilèges n’est pas une attitude honorable et défendable.

De très nombreuses familles depuis de trop nombreuses années ont dû faire face à des refus d’inscriptions injustifiés parce qu’elles ne provenaient pas du bon quartier, de la bonne école, de la bonne famille, n’avaient pas les bons revenus……

La mixité sociale doit devenir une réalité, elle doit se construire aujourd’hui et maintenant.

Il ne peut être prôné aucun immobilisme en la matière.
Nous ne pouvons, dans un même temps, attendre et demander du changement tout en favorisant l’immobilisme par le rejet de toutes les propositions et décisions politiques, et ce, avant leurs mises en application et alors même que des procédures d’évaluation sont prévues.

Le décret mixité et le non-adossement des écoles au niveau de la Ville de Bruxelles ne constituent évidemment pas des remèdes miracles mais ils sont les premiers pas importants et symboliques qui tracent le chemin de la ‘’marche’’ vers la mixité et l’égalité des chances d’accès à un enseignement de qualité.


 

 
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