La crise de l'accueil, c'est avant tout des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants qui poussent la porte d'un endroit où ils pensent être accueillis. Yvan Mayeur, président du CPAS de Bruxelles, analyse: "Depuis la fin août, il y a plus de 3000 personnes qui sont arrivées à Bruxelles et qui n’ont pas été accueillies convenablement."
Faute de place dans les centres d'accueil officiels, le gouvernement fédéral vient de décider de réactiver le plan de répartition des demandeurs d'asile. Frédérique Mawet, présidente du CIRE, explique: "Les CPAS de l’ensemble du pays reprennent la main selon une clé de répartition qui est juste au regard de la taille de son entité, ville, village, population, population étrangère, etc."
Chaque commune belge participe pour décharger Bruxelles. Problème: les CPAS s'impliquent d'abord de manière volontaire avant d'être forcés à s'impliquer. "Je le déplore, parce que ça fait plus d’un an et demi qu’ils auraient pu le faire, constate Frédérique Mawet. Donc, je ne pense pas qu’ils vont le faire sur base volontaire. On va encore perdre du temps. Or, l’hiver est à nos portes."
L'hiver est synonyme d'urgence pour Yvan Mayeur. "C’est pourquoi je maintiens mon exigence à l’égard de ce nouveau gouvernement qui doit voir le jour de mettre rapidement en œuvre un plan d’urgence pour l’hiver", appuie-t-il.
700 places ont été dégagées hors de Bruxelles par le Fédéral. Le CPAS de Bruxelles, lui, offre 400 lits d'urgence. Malgré cela, cet hiver, des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants ne trouveront certainement pas de lits confortables où passer la nuit. |