Au sommet européen du 21 juillet sur la dette grecque, destiné à « sauver l’euro » selon le langage rituel des médias, un pas au moins a été effectué dans la bonne direction : on a entamé sa restructuration, sous la forme pudique d’échanges de titres, et le secteur privé est ainsi mis à contribution, mais sur base volontaire, encore qu’il y aura des pressions. Au moins la chancelière Merkel a-t-elle ouvert cette porte…
C’est la Banque centrale européenne, avec son Trichet sortant, qui s’est montrée la plus rétive, tant elle redoute une crise de liquidités interbancaires… au lieu d’assumer pleinement son rôle comme la Réserve fédérale américaine.
Cela dit, rien n’est réglé pour l’avenir. Trop peu, trop tard. On a gagné du temps. On continue de refuser des solutions plus radicales comme le passage à des euro-obligations en lieu et place des emprunts nationaux. Et les agences de notation, qui sont des boîtes privées, demeurent une nuisance.
Etats-Unis : malgré tout le cirque politique autour de la menace de cessation de paiement de l’Etat, attendez-vous à une solution provisoire in extremis, donnant du bois de rallonge au président Obama. Quitte à « faire tourner la planche à billets » !
Robert Falony
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