Nouveau rebondissement : jusqu’en octobre, Jette disposait d’une convention d’occupation pour les bâtiments.
Voici un an, la commune (ndlr webmaster: la commune de Jette) passe une convention avec les entreprises Fourcroy, propriétaire des lieux, afin d’y installer deux associations d’art de rue. Les anciens entrepôts étaient alors vides.
En septembre, les premiers demandeurs d’asile s’installent dans les murs. En octobre, la convention de la commune prend fin. Le propriétaire demande que son bien lui soit restitué en l’état d’origine. « Nous n’avons jamais fait d’état des lieux, commente Hervé Doyen (CDH), bourgmestre de Jette. Certes, il n’y avait pas de squatteurs au début. Comme nous ne savons pas si le propriétaire ou nous sommes responsables, nous allons poser la question au juge de paix. »
Hervé Doyen n’a pas non plus précisé à la Ville de Bruxelles que Jette avait signé cette convention, ce qui a énervé Yvan Mayeur (PS), président du CPAS bruxellois. « Mais à quoi joue-t-il ? Il nous dit que Jette n’est pas compétente parce que le terrain se trouve sur Laeken. Or, c’est l’adresse officielle qui compte, c’est-à-dire 350 boulevard de Smet de Naeyer, à Jette. Et en plus, il ne nous précise pas qu’il est locataire et doit rendre un bien vide à son propriétaire qui refuse logiquement d’engager des frais pour expulser la trentaine de squatteurs. Je viens de recevoir un courrier du Foyer jettois qui me demande d’intervenir. Mais je ne suis pas compétent. Cette gestion est honteuse ! »
Le juge de paix devrait éclaircir la situation début janvier.
Le Soir du jeudi 23 décembre 2010
V.i.h. |