Le Samu social de Bruxelles, service d’urgence d’aide aux sans-abri, tenait à mettre les points sur les i, hier, suite à la polémique sur une éventuelle installation de 300 à 400 demandeurs d’asile dans les locaux des anciennes casernes de la Gendarmerie à Ixelles.
“On se serait bien passé de communiquer, mais l’emballement autour de cette affaire nous y force”, admet Yvan Mayeur, président du Samu social.
Pourquoi autant de discrétion, discrétion qui a suscité colère des riverains et étonnement du Bourgmestre ? “Nous n’avons pas communiqué avant, car toutes les décisions au niveau fédéral n’ont pas été prises et nous n’avons pas encore le budget prévu”, explique Yvan Mayeur.
La proposition du Samu social au Secrétaire d’Etat à l’Intégration Sociale, Philippe Courard est de gérer un plan humanitaire de prise en charge dans l’ancien état-major de la gendarmerie, rue Fritz Toussaint. L’occupation de ces bâtiments à fait l’objet d’un préaccord avec la Régie Fédérale de Bâtiments.
L’objectif est de loger dans de bonnes conditions de 300 à 400 personnes, des familles en priorité. Le budget demandé tourne autour des 30 euros par personnes et par jour. “Il est bien clair qu’au mois de mai l’opération prend fin. C’est une opération humanitaire ponctuelle”, précise Yvan Mayeur. Mais pourquoi avoir lancé les travaux d’installation sans le feu vert du fédéral ?
“Parce qu’ un millier de demandeurs d’asile sans-abri sont venus frapper à notre porte l’année passée. L’hiver est à nos portes et nous ne voulons pas travailler dans l’urgence”, précise le président et de répéter qu’a l’avenir il est important “qu’un plan de répartition se fasse sur l’ensemble du pays” pour que Bruxelles ne soit pas seule à supporter la charge des demandeurs d’asile.
La DH du jeudi 18 novembre 2010
N.G. |