Bruxelles, le mardi 11 janvier 2011
Entre 1980 et 2003, le trafic routier belge a augmenté de 94%. La voiture a longtemps été privilégiée au détriment des modes de locomotion doux. Notre Ville est aujourd’hui au bord de la congestion. Notre mode de vie, heureusement, évolue. Une prise de conscience collective des acteurs gouvernementaux et des citoyens a amorcé des changements en la matière. Il serait toutefois utopique de croire que la voiture pourra un jour disparaître de notre quotidien. Cependant, encadrer son utilisation permettrait déjà d’en diminuer l’usage d’autant plus lorsque nous savons que 40% de nos trajets font moins de 3km et 60% moins de 7,5km. Mais il n’est pas toujours possible d’utiliser les transports en commun, le vélo ou la marche pour tous les trajets, fussent-ils courts. C’est dans ces cas-là que le système de voitures partagées, Cambio, trouve sa raison d’être. Concrètement, celui qui doit disposer d'une voiture pour des besoins réels, mais ponctuels, peut se dispenser d'en acheter une !
Les avantages de Cambio ne manquent pas : les clients ont toujours une voiture à leur disposition au moment où ils en ont besoin, ils sont libérés de l’entretien et des autres contraintes inhérentes à la possession d’un véhicule individuel (assurances, contrôle, technique, etc.), et ils sont certains de trouver une place de parking étant donné que chaque voiture Cambio dispose de sa place réservée.
Pour toutes ces raisons, le député régional Mohamed Ouriaghli (PS) estime qu’il est primordial d’informer les quelque 38.000 familles qui vivent dans le parc des logements sociaux bruxellois et de les encourager à profiter de ce service. Lors de la commission logement de ce mardi, Mohamed Ouriaghli suggérera au Secrétaire d’Etat en charge du Logement d’une part de sacrifier certains emplacements de parking situés dans les immeubles des SISP au bénéfice des véhicules Cambio –dans le cadre du contrat de gestion par exemple- et de les rendre, malgré la difficulté, accessibles aussi aux non résidents des SISP ; d’autre part d’intégrer cette opportunité à la mobilité automobile partagée au Plan régional du logement. |