Date:

10/05/2011
 
Titre:
 

Un Camps de réfugiés sous l'office des étrangers

Résumé:

Des familles de retour chaussée d’Anvers. Cette fois-ci, ce sont des Irakiens et Afghans.

Des réfugiés ont à nouveau élus domicile dans le parc situé à l’angle du boulevard Simon Bolivar et de la chaussée d’Anvers, dans le quartier de la gare du Nord. Leur demande d’asile rejetée, ils ont été mis à la porte des centres d’hébergement et n’ont d’autre solution que de camper dans la rue.


Déjà “ squatté ” au mois d’août dernier, le parc situé à l’angle du boulevard Simon Bolivar et de la chaussée d’Anvers, à un jet de pierre de l’Office des Étrangers, est à nouveau occupé par une quarantaine de sans-papiers. Mais à la place des abris de fortune aménagés entre deux barrières de chantier, montés par les réfugiés kosovars en août dernier, la quarantaine de nouveaux occupants, venus majoritairement d’Afghanistan et d’Irak, a décidé d’investir des tentes Quechua.

Leur sort n’est cependant pas plus enviable que leurs prédécesseurs. Leur demande d’asile rejetée, ils ont été mis dehors des centres d’hébergement. Sans papiers et sans endroits où aller, ils se retrouvent à la rue et doivent désormais improviser. “ J’étais dans un centre à Bastogne, mais j’ai dû le quitter car on m’a dit que je n’avais pas le droit de rester en Belgique. Cela fait deux semaines, maintenant, que je me suis installé dans ce parc ”, explique Samin, 25 ans. Dans l’attente de quoi? Lui-même ne le sait pas. Il ne peut pas rester en Belgique, selon l’État. Arrivé d’Afghanistan il y a six mois, après une étape en Italie, il n’imagine cependant pas retourner dans son pays et usera de tous les recours possibles pour s’intégrer ici.

Une soupe par jour

“ J’ai fui la guerre ”, argumente-t-il. “ Les talibans sèment la terreur dans mon pays. Ils embrigadent les jeunes pour qu’ils fassent des attentats suicides. Mais moi, ce n’est pas ce que je veux. Je suis parti seul, j’ai laissé ma famille là-bas, car j’espérais mieux vivre en Belgique ”.
Mais Samin essuie déception sur déception depuis qu’il a posé le pied sur le sol européen. Aujourd’hui, le jeune homme est à bout. “ Ce n’est pas une vie. Nous mourrons de faim, on ne se nourrit que d’un bol de soupe par jour. Nous sommes des êtres humains, pas des animaux. On ne devrait pas vivre dans des tentes. Moi je suis seul, mais il y a des familles avec des enfants. Je ne sais même pas de quoi demain sera fait. La police est venue plusieurs fois. Ils reviendront peut-être pour nous chasser ”.
 
 
“ Pas à nous de le faire ”

ENTRETIEN: Yvan Mayeur Président du cpas de Bruxelles Si le bourgmestre Freddy Thielemans (PS) était injoignable ce lundi, Yvan Mayeur (PS), président du CPAS de Bruxelles, a accepté de répondre à nos questions.

Monsieur Mayeur, le CPAS va-t-il intervenir pour reloger ces sans-papiers ?

Non. Ou si c’est le cas, on ne me l’a pas encore demandé.

Pourtant, le CPAS est déjà intervenu plusieurs fois en pareille situation.

Oui, mais c’est une décision qui est prise après de longues discussions. Nous essayons cependant de limiter au maximum ces interventions, car ce n’est pas à nous de le faire. La question des sans-papiers relève de la politique fédérale, pas de la politique sociale.

Pourquoi le CPAS de la Ville est-il déjà intervenu dans le passé, dès lors ?

Nous intervenons lorsqu’il y a une perspective pour les réfugiés. Par exemple, parce qu’ils sont sur le point d’obtenir des papiers. On leur trouve une solution provisoire. C’était le cas, par exemple, lors de l’évacuation de l’église du Béguinage.
 
Président du CPAS de Bruxelles
 
Sud Presse
Mardi 10 mai 2011

 

 
Informations complémentaires – Cellule Presse
 

Glineur Rita
Chef de cabinet - relations presse
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E-mail : rglineur@cpasbru.irisnet.be

 
Yvan Mayeur
 
 
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