La propreté est un combat à mener sur tous les fronts, c’est pourquoi, Karine Lalieux, Echevine en charge de la Propreté à la Ville de Bruxelles, soutient de nombreuses initiatives pour lutter contre les incivilités qui souillent l’espace public.
Depuis la mise en place par l’Echevine du Plan de lutte contre les Incivilités en octobre 2007, pas moins de 17.980 taxes et amendes ont été émises. Cela représente une moyenne, pour l’année 2011, de 21 taxes et amendes par jour (samedi et dimanche inclus). Il est à noter que cette moyenne était de 19 taxes et amendes quotidiennes en 2010, de 14 en 2009, 8 en 2008, et moins d’une tous les deux jours avant l’élaboration du Plan.
Il faut par ailleurs souligner l’augmentation constante des amendes infligées à l’initiative de la Police en dehors de toute action coordonnée avec les Services de la Propreté Publique. Là où les policiers verbalisaient en moyenne 7 personnes par mois au début de la mise en œuvre du Plan, ils en sanctionnent 215 aujourd’hui. « Ces résultats encourageants ne peuvent que m’inciter à poursuivre notre politique et à développer de nouvelles initiatives » se réjouit Karine Lalieux.
Ces résultats sont en partie explicables par la diversité et la régularité des types d’opérations menées : ouvertures de sacs, planques, enquêtes de voisinage, collaboration avec l’Ecole de Police.
Le Service Propreté de la Ville de Bruxelles compte en effet plusieurs cordes à son arc pour lutter contre les incivilités. La plus classique et la plus fréquente consiste en l’ouverture des sacs poubelles. Ayant lieu quotidiennement, ces actions permettent d’identifier les personnes sortant leurs poubelles en dehors des heures et des lieux réglementaires.
Discrètes mais très efficaces, les « opérations de planque » regroupent quant à elles les Services de Police et les Services de la Propreté Publique autour de la problématique des dépôts clandestins. Elles se déroulent au minimum une fois par semaine et couvrent, en alternance, tous les quartiers de la Ville. Depuis la mise en place du Plan de Lutte contre les Incivilités, pas moins de 136 opérations ont été menées donnant lieu à 3.181 interpellations.
Des actions de verbalisation volontairement plus visibles sont également menées. Elles sont axées sur les « petites incivilités » (jets de détritus, jets de mégots, déjections canines,…) et permettent de conscientiser la population au-delà de la seule personne verbalisée. « En menant des actions visibles, nous remplissons un double objectif : d’une part, la verbalisation des incivilités et, d’autre part, une sensibilisation des habitants qui constatent que la Ville ne ménage pas ses efforts en matière de propreté publique et qui réalise ce qu’elle encourt en cas d’infraction », indique Karine Lalieux.
De plus en plus régulièrement, des enquêtes de voisinage sont menées. Elles permettent d’exercer une sensibilisation de proximité dans les quartiers et constituent une opportunité de créer un lien direct avec la population. Ces actions mobilisent peu de moyens logistiques (un Agent assermenté de la Propreté Publique et un Inspecteur de Police) et permettent d’identifier et de verbaliser les personnes qui utilisent le trottoir attenant à leur habitation pour évacuer les meubles qui les encombrent.
Au rayon des nouveautés, une collaboration « Propreté Publique – Police » supplémentaire a récemment été mise en place. Ainsi, à l’initiative de la zone de Police, 50 aspirants inspecteurs encadrés par un inspecteur aguerri et un agent assermenté de la Propreté Publique ont été invités, dans le cadre d’un exercice, à sillonner les rues de Bruxelles pour traquer les incivilités. La première opération de ce genre a eu lieu ce 28 juin. Le bilan en est très positif : en 3 heures, pas moins de 80 procès verbaux ont été dressés. Ce succès amènera à renouveler l’expérience prochainement.
Les innovations ne portent pas sur les seules modalités de verbalisation. Sur un plan préventif une nouveauté est également à souligner. Depuis le mois de mai 2011, en plus des traditionnels flyers informatifs, des messages de sensibilisation sont aujourd’hui diffusés en 5 langues (français, néerlandais, anglais, arabe et turc) au moyen de haut-parleurs placés sur un véhicule. Ces messages informent la population sur les modalités de sortie des sacs poubelles et sur les sanctions prévues en cas de violation des règles en la matière). Les actions de ce type ont déjà été réalisées dans les rues de Laeken, du Vieux quartier Nord et des Marolles. Des prospectus multilingues (traduits en 8 langues) sont également distribués à cette occasion pour sensibiliser un public aussi large que possible.
« Je suis convaincue qu’une politique efficace ne peut se mener qu’en alliant prévention et répression, c’est pourquoi je mets un point d’honneur à utiliser tous les outils qui sont à ma disposition » conclut Karine Lalieux. |