La fixation des loyers et leur évolution dans le temps répondent à des règles précises :
- Les loyers historiques ne fluctuent qu’en fonction de l’indexation et des investissements, alors qu’un tiers du parc locatif est éligible à l’allocation loyer.
- Pour les nouvelles constructions :
o les loyers annuels sont fixés autour de 4% de l’investissement global pour les logements moyens
o ils gravitent autour de 3% de l’investissement propre pour les logements construits dans le cadre des contrats de quartier, jusqu’en 2011.
Au niveau des recettes, les produits locatifs croissent de 7,75% grâce à une augmentation tant du nombre de logements que de l’annuité du Centre Anspach. Les placements financiers sont réinvestis dans les projets de construction et leur rendement baisse considérablement passant de 171.699€ à 18.000€.
La principale satisfaction se situe au niveau du taux d’occupation qui était pourtant déjà élevé :
- 95,39% pour les commerces (contre 93,5% en 2009)
- 93,63% pour les logements (contre 93% en 2009), ce qui tend à réduire l’écart vers l’objectif fixé des 95%
Il faut aussi noter que les provisions pour charges diminuent de 38.000€, ce qui tend à montrer qu’elles collent de plus en plus aux consommations effectives.
Si la régie a moins dépensé pour l’entretien de son parc locatif (2,8 millions au lieu de 3,2), elle a consenti une hausse des investissements de rénovation de l’ordre d’1 million (+53%). En ce qui concerne la dette historique, elle reste rigoureusement contrôlée : bien que l’endettement croisse, la charge financière elle diminue.
En outre, malgré les crises successives, le contentieux reste maîtrisé (1% du chiffre d’affaires), et ce, en dépit de l’ouverture du parc locatif à un public disposant de moins de revenus et de l’augmentation du nombre de logements.
Baisse de la valeur du patrimoine
Comme en 2009, mais sans compensation par la hausse des terrains, les valeurs immobilières enregistrent un tassement significatif en 2010. Par conséquent, la combinaison des amortissements (17 millions) et de la réduction de valeur du patrimoine (6 millions) conduit à un mali patrimonial de 9.600.000€. Ce qui engendre, malgré l’accroissement du patrimoine, un tassement de la valeur du parc immobilier de la Ville qui oscille autour des 630 millions (contre 633,5 millions en 2009). Cependant, cette baisse de valeur n’affecterait les résultats de la régie qu’en cas de vente, ce qui n’entre aucunement dans les intentions du Collège des Bourgmestre et Echevins.
Mohamed Ouriaghli affirme clairement le statut établi de la Régie Foncière : « elle est le partenaire logement privilégié des Bruxellois. Sa santé financière lui permet tant d’investir dans l’amélioration de son bâti actuel –aussi bien au niveau de l’amélioration des performances énergétiques que de la sécurisation des immeubles- que de se projeter dans l’avenir et de faire d’ores et déjà face au défi du boom démographique en construisant de nombreux nouveaux logements ».
A ce sujet, l’attractivité de la régie n’est plus à démontrer. En effet, en 2010, 6.157 ménages étaient inscrits au registre d’ancienneté. Sur 252 attributions, seules 7 ont dérogé au principe de logement adapté (sur-occupation) et 5 aux règles de priorité pour cas de force majeure. |