Résumé: |
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Mes chers Camarades,
Cet après-midi, j’ai demandé au Roi de me décharger de ma mission de pré formation. Le Roi a souhaité garder sa décision en suspens, le temps de mener des consultations.
Ce soir, c’est à vous que je pense. À vous qui m’avez tant soutenu durant ces dernières semaines. Du fond du coeur, je remercie les milliers de militantes et de militants qui m’ont adressé leurs encouragements par mail ou par courrier.
Depuis le 8 juillet, je pense avoir fait tout ce qui était humainement possible pour créer les conditions d’un accord avec la Flandre.
Les Francophones ont montré leur respect des Flamands et leur volonté de construire avec eux une Belgique plus fédérale, dont le centre de gravité se déplacerait vers les Régions.
Dans cette Belgique nouvelle dont j’ai patiemment esquissé les contours, la solidarité entre tous les Belges serait maintenue, les Régions disposeraient de puissants leviers pour se développer et les droits de tous les Francophones seraient garantis.
Certains partis flamands n’ont pas trouvé ces propositions suffisantes et ils ont cru que les Wallons et les Bruxellois n’auraient pas la force de résister à des exigences inacceptables. Ils ont eu tort : pour le PS, comme pour les autres partenaires francophones autour de la table, il n’est pas question d’accepter d’appauvrir les Wallons et Bruxellois, ni d’hypothéquer l’essor retrouvé de nos Régions.
C’est donc le blocage aujourd’hui.
Vous trouverez, en cliquant sur le lien suivant, le texte de ma conférence de presse de ce vendredi 3 septembre : cliquez ici.
Dans le climat d’incertitude actuel, tant sur le plan institutionnel que sur le plan économique, notre Parti continuera à se battre avec force pour garantir l’avenir des Wallons, des Bruxellois et de l’ensemble des Francophones et des Germanophones.
Nous sommes résolus, quoi qu’il arrive, à protéger nos concitoyens contre la crise et à relever les défis de l’emploi, des pensions, de la protection sociale.
Nous oeuvrerons comme toujours avec détermination et dans le respect de nos interlocuteurs flamands. La Belgique n’aura en effet d’avenir que si chaque formation politique est capable d’avancer des propositions constructives. Une fois encore, le PS montrera l’exemple du sérieux et de la responsabilité.
Si je suis triste de n’avoir pu aboutir, j’ai le sentiment qu’il faut poursuivre les efforts et continuer à rechercher des solutions.
Avec votre confiance et votre soutien, j’y mettrai toute ma conviction.
Très fraternellement,
Elio
Elio
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