La levée du dispositif a pour conséquence que plus de 400 sans-abris vont à nouveau se retrouver à la rue. Le président du CPAS de Bruxelles, Yvan Mayeur (PS), réclame davantage de places d'accueil permanentes et des structures intermédiaires.
Le Samusocial a reçu en moyenne 600 demandes d'accueil par jour durant l'hiver. Dès vendredi soir, seuls quelque 120 sans-abris pourront être hébergés dans le bâtiment d'accueil permanent.
Durant quatre mois, le Samusocial a pu assurer gratuitement l'accueil et l'accompagnement quotidien de plus de 500 personnes. Parmi elles figuraient notamment 181 enfants et une septantaine de femmes, soit une trentaine de plus que l'an passé. Environ la moitié de ces femmes souffrent de troubles psychiatriques.
En moyenne, le Samusocial a organisé dans son bâtiment permanent 120 entretiens individuels psycho-sociaux et 25 prestations de soins par jour. Les responsables du Samusocial ont notamment constaté durant l'hiver une recrudescence du nombre de sans-abris venus de l'Europe de l'Est.
Le manque d'infrastructures intermédiaires, telles que les logements d'insertion, entre l'accueil d'urgence et le logement privé limite fortement les possibilités d'orientation "post-urgence", estime le Samusocial.
Le président du CPAS de Bruxelles, Yvan Mayeur (PS), a une nouvelle fois réclamé avec force la mise en place d'une structure d'hébergement permanente en mesure de répondre de manière adéquate aux crises auxquelles les services sociaux sont confrontés.
Belga
1er avril 2011 |